jeudi 1 novembre 2007

It was forty years ago today #1 – The Millenium

Ma petite marotte du moment est de découvrir ou de redécouvrir toutes les petites merveilles pop du côté de 1967, avec les Beatles et les Zombies en tête de file.
D’où l’idée d’une rubrique, que j’espère hebdomadaire, pour vous faire partager ces petites douceurs que j’ai en ce moment autant de plaisir à découvrir que les nouveautés actuelles.

Et là, le souci : « Avec quoi commence-je ? ». Les Beatles ? Hmmmm, un peu facile, pas tout de suite. Un gros délire psychédélique ? Oué non, pas le moment de faire peur aux gens. Bon allez hop, puisqu’on est jeudi on va prendre The Millenium, ils ont une chanson qui a « Thursday » dedans. Ca tombe bien.



Derrière The Millenium, se cachent ce qui pouvait se faire de mieux comme producteurs et compositeurs en Californie en 1968. Les voisins des Beach Boys en sorte. Emmenés par Curt Boettcher, ils ont décidé de se faire plaisir et d'enregistrer tous ensemble un album, Begin, rempli de merveilles pop, un brin psychédélique.

Le résultat est somptueux. Dès le début, c'est imparable : Begin s’ouvre sur un instrumental complètement fou (Prelude), avant de glisser en douceur vers To Claudia On Thursday, sautillante à souhait avec sa basse qui réchauffe. La suite de l'album est tout aussi délicieuse.

Mp3 : The Millenium – Prelude / To Claudia On Thursday



La suite de l’histoire n’est hélas pas aussi joyeuse que les chansons de Begin : l’album a coûté cher et s’est très mal vendu. The Millenium a quitté l'aventure et n’a pas sorti d’autres albums. Du coup, Begin est aujourd’hui difficilement trouvable en CD ou en vinyle. Le seul moyen officiel de le trouver, pour pas trop cher, est le coffret Magic Time qui regroupe Begin ainsi que des démos et des chansons de projets parallèles.

Acheter Magic Time.

La semaine prochaine, avec le numéro 2, un inédit des Beatles offert (oui madame !).

dimanche 28 octobre 2007

The 1900s

De retour après une absence essentiellement due à la coupe du monde de rugby, et à un crash de PC.


J’avais déjà parlé de The 1900s (sept jeunes gens de Chicago) il y a un peu plus d’un an (aux temps glorieux de 20six), à l’occasion de leur premier EP Plume Delivery. Ils étaient devenus depuis mes petits chouchoux. Avec le nouveau Beirut, leur premier album Cold & Kind était certainement celui que j’attendais le plus cette année.

Il a fallu que je prenne mon mal en patience : l’enregistrement de l’album a pris bien plus de temps que prévu à l’origine. Sept mois en tout. La faute à une « Brian Wilsonite » aiguë qui a touché le groupe : le souci du détail et de la perfection, de faire le meilleur album possible. Et le résultat est à la hauteur de l’attente.

Comme souvent, j’ai du mal à dire à quels autres groupes peuvent ressembler The 1900s. Et je ne suis pas le seul : en parcourant les avis de blogueurs et critiques, je me suis retrouvé avec une longue liste de groupes, regroupant tout ce qui a pu se faire de mieux en pop ces quarante dernières années, des Zombies jusqu’à Belle and Sebastian.
La raison en est certainement la grande variété des chansons de l’album : tantôt ce sont les violons qui sont de sortie, tantôt les guitares, tantôt ce sont les filles qui chantent, tantôt les gars (comme à un concert de McCartney pendant Hey Jude).

J’ai donc eu un peu de mal pour choisir deux morceaux représentatifs de l’album. Pour tout les amateurs de pop joyeuse pleine de « Aaaaaaaah », de « Oooooooh » et autres « Ouuuuuuh » :

Mp3 : The 1900s – Two Ways



Mp3 : The 1900s – Wool of the Lamb (highly recommendêêêêêd !!)



Le reste de l’album, ainsi que leur premier EP sont en écoute intégrale ici.
Acheter Cold & Kind.

mardi 9 octobre 2007

Visions of Joanna


Je ne fais pas mystère de ce que je pense de Joanna Newsom. A la moindre mention de son nom, je suis prêt à sortir le bouquet de fleur et l’alliance. Depuis son album Ys, puis son EP The Ys Street Band, elle nous avait laissés avec les plus beaux souvenirs. La voilà qui revient avec les plus belles espérances, avec cette merveilleuse nouvelle chanson, créée lors sa tournée actuelle.

Mp3 : Joanna Newsom – Esame (Live at the Royal Albert Hall)



Acheter son dernier opus
A lot of thanks to English Haze for the recording !

mercredi 26 septembre 2007

Papercuts


Papercuts est le nom de scène de Jason Quever, un californien, qui a sorti son troisième album Can’t Go Back au début de l’année. Voilà pour les faits.

Avec des mots clés comme « soft indie pop », « sweet » ou « harmonies », Can’t Go Back était très bien parti pour me plaire. Mais voilà, en deuxième position, il y la chanson John Brown. Une merveille. Une ballade un brin pop, un brin hypnotisante. Une des plus belles chansons que j’ai entendue cette année. Une fois le morceau terminé, il est impossible de ne pas le réécouter encore, et encore, et encore… Au final, j’ai négligé la suite de l’album, et je ne pourrais que difficilement vous en parler.

Mp3 : Papercuts – John Brown (highly recommended !!)



Bon en fait si, j’ai quand même réussi à écouter un peu le reste de l’album, en bloquant avec un semi-remorque la touche Repeat de mon balladeur. Et il est rempli de jolies ballades folk !

Acheter l’album. D’autres morceaux en écoute sur MySpace.

dimanche 23 septembre 2007

Caribou

A la fin du mois dernier, pendant que je faisais les cartons chez 20six et la peinture chez Blogger, mon esquimau qui me sert de mascotte m’a demandé s’il pouvait en profiter pour prendre quelques semaines de vacances pour retourner dans son Nunavut natal. Je les lui ai accordées sans problème. Quelques jours plus tard, j’ai reçu cette carte postale :

Coucou Bopper !

Je suis bien arrivé au Nunavut. J’ai réussi tant bien que mal à trouver mon patelin. Je me souvenais juste que c’était après le deuxième iceberg à gauche. Heureusement, un ours qui faisait du stop m’a indiqué la bonne route.

Je me suis reconstruit un petit igloo. Une copine esquimaude m’a donné un coup de main pour la déco. Rien de bien sophistiqué, mais avec des rideaux au velux, et un porte-manteau pour accrocher l’anorak, on s’y sent beaucoup mieux. Je redécouvre les joies du farniente à la inuite. La journée, on fait des batailles de boules de neige contre les renards des neiges (et c’est souvent les renards qui gagnent).

J’ai retrouvé pas mal de gens que je n’avais pas vu depuis un moment. Et surtout le vieil esquimau, le seul rastafari du Nunavut, avec des dread-locks sur sa capuche. On passe les soirées chez lui, à l’écouter raconter des histoires en fumant de la graisse de phoque qui fait rire. Hier soir, il nous a raconté la légende du Caribou musicien.

Cette légende raconte qu’il y a une quarantaine d’années, une horde de caribous jeunes et insouciants passaient leur temps à flâner sur la banquise. Ils étaient mal vus des vieux caribous car ils portaient les bois longs, avec des fleurs accrochés dedans, et qu'ils passaient les longues nuits de l’hiver polaire à chanter des chansons pleines d’histoires bizarres et d’amour. A la tête de cette horde, il y avait le Caribou musicien. C’est lui qui composait toutes les chansons que lui et ses comparses chantaient. C’était un véritable orfèvre. Il aimait prendre des bébés phoques et des lemmings sur son dos pour qu’ils chantent avec lui. Un ours baryton se joignait à la meute de temps à autres. Le tout formait une joyeuse chorale.

Un jour, le Caribou musicien a croisé des touristes. Il leur chanta sa plus belle chanson, mais les touristes prirent ça pour le brame du cerf. Profondément vexé, il leur tourna des talons et disparu derrière une congère. Personne ne l’a jamais revu depuis.

D’après le vieil esquimau, il parait qu’on peut encore croiser le Caribou musicien qui chante seul ses chansons, si on se promène sur la banquise au soleil de minuit.

Je t’ai mis des mp3 qui sont cachés sous le timbre poste.

Mp3 : Caribou – Melody Day (highly recommended !!)



Mp3 : Caribou – Eli



Gros poutous sur le nez !
Ton Esquimau

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lundi 10 septembre 2007

Pendaison de crémaillère

Bienvenue dans mon nouveau chez moi !
Suivez moi, c’est par ici… Vous pouvez poser votre veste là… Oui, je n’ai pas encore vidé tous les cartons… Allez-y, asseyez-vous… Ne vous inquiétez pas pour les voisins, les murs sont épais… Qu’est ce que je vous sers ?

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas trop changé la déco. Je n’ai pas eu de problème pour planter un énorme clou dans le mur pour y mettre l’immense cadre avec l’image d’entête.

La semaine dernière, je suis allé acheter chez Loutrerama (les concurrents de Castorama) des gros pots de peinture noire et orange pour refaire les murs. Ce n’est peut-être pas encore sec partout. Et puisque mon nouveau blog est orienté à l’ouest, j’ai dû changer de côté ma bibliothèque de liens, pour les posts soient bien à la lumière.

Je voulais faire baptiser ce nouveau blog par le curé du coin, mais il m’a regardé avec de drôles d’yeux quand j’ai amené mon ordi portable au dessus des fonds baptismaux. J’ai quand même réussi à négocier un dépôt de cierges à Saint Brian et Saint Paul :

Mp3 : The Beach Boys – Our Prayer



Mp3 : The Beatles – Because (a cappella)



Il me reste deux gros cartons à ranger. Le premier contient tout un stock de blagounettes. Le second, toute la musique dont je parlerai dans mes prochains posts.

Deposez un cierge à Saint Brian, et à Saint Paul.

lundi 9 juillet 2007

Review de concert : Beirut (Le Trabendo, Paris, 3 juillet)

We drink to die, we drink toniiiiiiight !!

Ca va être difficile pour moi de vous dire à quel point le concert de mardi dernier était fabuleux. Essayons quand même.

Rappel des épisodes précédents : depuis novembre dernier, et leur passage annulé à la Boule Noire, Beirut nous devaient un concert.

Cinq minutes avant le début du concert, il n’y avait pratiquement rien sur scène, à part une batterie et une rangée de micros. Peu à peu, on amène une collection d’instruments à faire saliver : un violon, une guitare, un ukulélé, puis un deuxième, deux mandolines, un gros saxophone baryton, et un accordéon. Deux minutes avant le début du concert, la scène était un vrai magasin de musique !

Zach Condon (le jeune chef de la bande) fait une entrée à la Polnareff, en français dans le texte : "Finalement ! Enfin !", et le concert est lancé avec huit personnes en tout sur la petite scène.

Dès le début, le son du ukulélé est impeccable. La voix de Zach ainsi que tout les musiciens également. Tous les instruments vont très bien ensemble. C’était impressionnant de maîtrise. Tous les cuivres ensemble étaient un vrai bonheur !


Le groupe et la salle se chauffent avec quelques morceaux du prochain album (The Penalty, et Nantes), avant de se mettre toute la salle dans sa poche avec une reprise très fidèle et très joyeuse du Moribond de Jacques Brel. C’est fou de voir comme ce morceau et ses trompettes s’accordent bien avec le reste du répertoire de Beirut.

Entre les morceaux, Zach Condon parle en français (il se souvenait surtout des gros mots), s'envoie quelques rasades de whisky ("Un dernier verre pour la route" ), et semble vraiment heureux d'être ici.

Avec les titres les plus appréciés de l’album Gulag Orkestar (Postcards from Italy, Mount Wroclaaaaaaai), l’ambiance dans la salle monte crescendo. Au fur et à mesure que le concert avance, ça devient de plus en plus foufou sur scène, sans être pour autant le foutoir.

Point culminant: le premier rappel avec une reprise du Kocani Orkestar (Siki Siki Baba). Après ça les lumières se rallument, mais on n’a absolument pas envie de s'arrêter là. Dix minutes d'applaudissements, et le groupe revient pour nous faire un Gulag Orkestar de folie !

C’est passé trop vite.

En sortant du concert j’étais sur un petit nuage. Du coup, je suis rentré chez moi en nuage, en profitant des vents favorables, et en croisant un ange au passage. Le lendemain, je suis allé au boulot en nuage également. Il a mis du temps à se dissiper !

Mp3 : Beirut – Nantes (Live @ Londres)



Merci à Rewritable Content pour le mp3

Setlist (avec des liens vers les très belles vidéos de Zooeyfranny) : The Penalty, Brandenburg, Nantes, Le Moribond , Elephant Gun, Carousels, The Canals of our City, Postcards form Italy, Mount Wroclai, Scenic World, The Closing Song, After the Curtain. Rappel : Cocek, Siki Siki Baba. Rappel n°2 : Gulag Orkestar.

lundi 2 juillet 2007

The White Stripes


Jack : Rhaa, paye ton idée de prendre la ligne 1 aujourd'hui. 20 minutes qu'on poireaute !
Meg : Rho mé c'est pas grave. Oh mais tiens, ya un fan qui me fait coucou du quai d'en face. Coucou le fan !
Jack : Oué bin fait lui coucou, moi je le regarde même pas. J'suis sûr qu'il se fout de not' gueule. J'ai l'air de quoi.
Meg : T'es très classe mon Jackounet.
Jack : Tu parles, dans l'escalator, y en a qui me demandaient si je m'habillais chez Zavatta. Et d'autres qui me courraient après parce que j'avais perdu des boutons...

Mp3 : The White Stripes – Icky Thump (Live)



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dimanche 24 juin 2007

The Innocence Mission

It's long been on my mind. You know it's been a long, long, time.


Chapitre 1 : De l’utilité des gens qui chante sur les toits.

Lors de leurs passage récent à Cincinnati, pour couvrir le festival MusicNow , la petite équipe de la Blogothèque avait convié les artistes rencontrés là-bas à se faire une soirée bière / Ligue des Champions. Il était convenu que celui qui ne pourrait pas répondre à la question minitel de Thierry Gilardi aurait un gage. A la question « Quel est le prénom de Zinédine Zidane ? », Sufjan Stevens a séché. Son gage était de grimper sur un toit avec son banjo, et de chanter une chanson de quelqu’un d’autre, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, ou qu’il fasse un froid de canard. Fair-play, Sufjan s’est exécuté. Il y a quelques années, les Beatles avaient également perdu leur pari avec les membres de la rédaction de Salut les Copains. Et avaient écopé du même gage .

En interprétant une chanson du groupe américain The Innocence Mission , The Lakes of Canada, Sufjan s’est acquitté de son gage avec brio. En reprenant ce groupe, il m’a au passage tendu une énorme ficelle. J’ai eu du coup envie de tirer sur cette ficelle pour savoir ce qu’il y avait au bout. En tirant dessus (un peu fort je l’avoue), Sufjan est hélas tombé du toit et s’est cassé la margoulette. La chute a heureusement été amortie par quelques membres de la Blogothèque qui se trouvaient dessous. Oups.

Chapitre 2 : De l’utilité des gens qui chantent des chansons mimi tout plein.

Au bout de la ficelle, il y avait des merveilles, une mine d’or, un trésor que je ne soupçonnais pas. J’ai mis du temps à m’en remettre. Je ne pensais pas découvrir un tel groupe : The Innocence Mission a déjà une vingtaine années d’existence, et une dizaine d’albums en tout. Je me demande encore comment j’ai pu passer à côté.

Les trois membres de The Innocence Mission (dont la chanteuse Karen Peris, et sa voix apaisante) sont spécialisés dans les chansons toutes simples, toutes douces, mais ô combien splendides, avec des paroles touchantes au possible.

Leur dernier album We Walked in Song est sorti cette année, et il n’est que rarement disponible dans les bonnes crèmeries. Je n’ai écouté que deux de leurs albums pour l’instant, tous magnifiques. La chasse au trésor continue.

Pour commencer, cette merveille absolue, issue de l’album Birds of my Neighborhood (1999) :

Mp3 : The Innocence Mission – The Lakes of Canada



Et quelques extraits de We Walked in Song :

Mp3 : The Innocence Mission – Brotherhood of Man



Mp3 : The Innocence Mission – Into Brooklyn, Early in the Morning



Achetez l’album. D’autres morceaux en écoute sur MySpace.

Si vous voulez en savoir plus sur The Innocence Mission, je vous conseille le topo complet qu’Indie Boy Traqueur avait fait il y a peu de temps.

samedi 28 avril 2007

Une petite chanson pour fêter les beaux jours…

…et pour ravitailler ce blog en mp3.

En effet, même si ça fait quelques temps que ce blog a creusé son terrier sous mon lit pour rentrer en hibernation, il faut quand même que je ravitaille sa gamelle en mp3 de temps en temps. Dans le cas contraire, je pourrais être réveillé en pleine nuit par son ventre qui gargouille, ou pire, il pourrait se mettre à creuser un tunnel jusqu’à chez mes voisins pour trouver sa subsistance et tomber sur je ne sais quelle horreur à grignoter.

Pour fêter les premiers beaux jours, je vous propose une petite douceur d’Orouni , qui a eu l’excellente idée de se faire accompagner par Mina Tindle pour une nouvelle version d’une des chansons de son alboume A Matter of Scale, sorti en fin d’année dernière.

Mp3 : Orouni (feat. Mina Tindle) – The Perfume Conspiracy

Tout plein d’autres douceur Orouniennes ici !!

Acheter A Matter of Scale . Merci a Babycakes pour la photo !